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Sur la  méthode

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Sur l'étude du Suaire
Sur la méthode :

                    Je n’ai pas eu l’occasion d’examiner personnellement le Suaire et ce que j'en connais vient de mes lectures, de l'observation des photographies publiées dans les livres et, pour la partie proprement médicale (physiopathologie et anthropométrie), de recherches personnelles. On trouvera en Annexes une bibliographie de mes sources principales. Que tous soient remerciés pour l'excellence de leur travail, avec une mention particulière pour mon confrère Pierre Barbet qui fut un précieux guide dans l'abord médical du Suaire; il associait avec bonheur qualités d'observation, pertinence des déductions, humanisme et piété.

                    Lorsque j’ai commencé à m’intéresser au Suaire de Turin, il y a une vingtaine d’années, j’ai été gêné par les difficultés à trouver sur les représentations du Suaire tous les détails que signalaient les auteurs. En souvenir de ces débuts pénibles, j’ai essayé de faire coïncider autant que possible texte et images ; je n’ai pas hésité à me servir de couleurs surajoutées quand cela m’apparaissait utile.

                    Une autre difficulté était la profusion de détails, certes indispensables pour étayer les conclusions des auteurs, mais peu utiles au néophyte et parfois noyant l’essentiel. L’avènement des liens hypertexte, permettant d’aller chercher instantanément une information complémentaire en cas de besoin, sans pour autant surcharger l'exposé en cours, est une des innovations informatiques les plus intéressantes. J’en ai usé sans modération. La pratique et la clarté y gagnent ce que le bel ordonnancement du texte y perd, et je dois reconnaître qu’il est plus agréable de feuilleter un livre que de travailler sur un écran d’ordinateur …

               Tout au long de ce travail, j'ai essayé de ne pas surcharger le lecteur par des termes trop techniques, car mon but est que chacun, même ignorant des choses de la science, puisse accéder aux conclusions des travaux effectués sur le Suaire ; ces travaux, réalisés le plus souvent par d'éminents savants de renommée internationale, sont parfois d'abord difficile ; je me suis efforcé d'en simplifier le langage tout en essayant de n'en pas dénaturer le contenu ; c'est un pari difficile...

 

Sur l'étude du Suaire:

                    Bien entendu, pensé pour l’usage de personnes découvrant le Suaire et curieuses de se faire une opinion, ce résumé ne pouvait qu’être incomplet, voire effroyablement succinct ; la sindonologie est une discipline trop vaste pour espérer en présenter toutes les facettes, fût-ce brièvement ; mon souhait a été, à la suite notamment de Pierre Barbet, de décrire simplement l’aspect médical des images du Suaire et de vérifier leur concordance avec les connaissances actuelles.

                    Il est évident que si je m’intéresse encore au Suaire de Turin après 20 ans, c’est parce que je suis convaincu de son authenticité, sans cela il y a belle lurette que je l'aurais délaissé ; mais il est important de savoir que ma conviction – qui était bien loin d’être acquise aux débuts ! – provient de l’étude critique et minutieuse des images du Suaire à la lumière des publications d’éminents savants. Dans toute la mesure du possible, je me suis efforcé de présenter les faits en oubliant ma conviction personnelle. De même, j’ai essayé de procéder à une étude complètement détachée de l’aspect religieux potentiel de la relique et j’ai évité de lui donner le titre de Saint Suaire, prématuré en cours d'exposé, me contentant de la majuscule pour marquer ainsi la valeur de l’objet ; que l’on n’y voie que respect pour des conclusions impossibles à tirer avant la fin de l’étude.

                    Par caractère, probablement, par formation scientifique, certainement, j’aime le concret et j’éprouve de la curiosité teintée de méfiance pour les théories ; cela se ressentira sûrement au cours de cet exposé; j’ai délibérément souhaité m’en tenir uniquement aux vérités démontrées ; beaucoup de théories sur l’histoire du Suaire, sur des informations encore en cours d’exploration et sur le mécanisme de formation de l’image sont certes passionnantes, mais je les ai volontairement écartées de ce petit ouvrage. En effet, je voudrais que le lecteur se fasse sa propre opinion sur le Suaire en se basant uniquement sur des faits démontrés et j’ai craint que le mélange, même bien délimité, de certitudes et de théories ne soit source de confusion ; pour ceux dont la curiosité aurait été aiguisée, il leur suffit de puiser dans la bibliographie pour élargir leurs connaissances.

 

                    Le Suaire de Turin a fait (et fait encore !) l’objet de polémiques ardentes entre partisans et adversaires de son authenticité. Dans les deux camps, on trouve des savants et des experts de renommée nationale et même internationale, tous bardés de diplômes prestigieux. Il paraît difficile, voire aventureux, pour le commun des mortels, d’essayer de se faire une opinion personnelle là où même les spécialistes ne parviennent pas à se mettre d’accord.

                    Toutefois, point n’est besoin d’être spécialiste, pour regarder attentivement les photos du Suaire, essayer de distinguer les détails significatifs et en tirer des conclusions.

                    Prenons une comparaison :

                    Ouvrons un ouvrage scolaire, un atlas, une revue … montrant une photo de la France prise à partir d’un satellite. Toute personne regardant cette photo - et ayant un minimum de culture - sait, sans aucun doute possible, qu’il s’agit de la France.

                    Avec les technologies actuelles, certaines photos satellites permettent de discerner des détails de 15 cm de côté ! Il paraît même qu’avec les satellites espions militaires on peut lire les inscriptions au sol , sur les toits, les camions! En procédant à des agrandissements judicieusement centrés, les géographes pourront étudier le relief, y voir les séquelles des transformations géologiques de notre sol depuis des millions d’années, éventuellement discuter âprement entre eux de telle ou telle hypothèse sur l’orogenèse des Alpes ou des Pyrénées. De même, les botanistes pourront reconnaître la nature de la végétation (forêts, cultures, landes …), éventuellement parler passionnément de la nature et de l’acidité probable du sous-sol à l’origine des plantes ainsi vues. On peut aussi imaginer que des architectes ou des sociologues pourront étudier la répartition et le type des habitations, la grandeur et la structure des villes, en tirer des conclusions sur le type local de société qui y vit, éventuellement discourir de façon animée sur les rapports entre l’habitat et la population.

                    Un individu moyen n’a pas la compétence pour discuter de chaque détail et chaque argument avec chaque spécialiste ; il n’en demeure pas moins qu’il peut, en regardant cette photo-satellite, reconnaître de façon formelle qu’il s’agit de la France, en discerner les principales régions, les grandes villes… Sans être géographe, géologue, architecte, sociologue ou botaniste, il peut savoir avec une certitude absolue que c’est la France, que là c’est la Bretagne, là le Massif Central, que cette agglomération c’est Paris, celle-ci Lyon, celle-là Marseille ; il peut affirmer catégoriquement que ce n’est pas une photo de l’Angleterre, ni de l’Espagne, ni de l’Inde. Et quand bien même, en agrandissant au mieux les détails, il pourrait lire sur le store d’un magasin le mot " Drugstore " ou le mot " Pizza ", il n’en conclurait pas que c’est une photo des USA ou une photo d’Italie ; son bon sens l’amènerait à conclure que ces mots d’origine non française sont quand même écrits sur des magasins situés en France.

                    Bref, sans vouloir jouer au spécialiste, chacun d’entre nous peut, avec ses yeux, son bon sens et son honnêteté intellectuelle, regarder le Suaire de Turin, essayer de comprendre ce qu’il y voit et se faire une première opinion :

  • soit il s’agit manifestement d’une supercherie grotesque et on peut s’en tenir là ;
  • soit les détails accumulés sont convaincants au-delà du doute raisonnable ; dans ce cas, il faut accepter l’évidence et en tirer toutes les conclusions ;
  • soit il paraît difficile de trancher ; il faudra bien alors se pencher sur les travaux des spécialistes de chaque discipline et essayer de comprendre pourquoi leurs opinions sont si éloignées …

 

                    Mais, avant d’en arriver là, nous allons examiner le Suaire avec 3 questions présentes en permanence à l’esprit :

  • voyons-nous des détails évoquant manifestement un faux ?
  • ce que nous observons est-il compatible avec la vérité scientifique et médicale actuelle ?
  • ce que nous découvrons avec notre science et notre technique de la fin du XX° siècle était-il connu, soupçonné ou imaginable au moyen-âge ?

                    Si donc, au cours de notre étude, nous relevons des informations aberrantes sur le Suaire, nous devrons conclure, quelle que soit notre opinion de départ, que le Suaire est un faux ; ce ne serait pas la première prétendue relique à laquelle pareille mésaventure arriverait.

                    Par contre, si nous découvrons avec certitude des informations qui n’étaient pas connues – voire imaginables – à l’époque médiévale, et si nous n’avons mis en évidence aucune falsification, il faudra bien se résoudre à conclure que le Suaire ne peut pas être un faux fabriqué avant 1357, date historique de sa première exposition publique. Ceci, bien sûr, ne permettrait pas de conclure qu’il s’agit du linceul de Jésus-Christ, mais permettrait d’être certain, définitivement certain, qu’il ne peut s’agir d’un faux fabriqué avant 1357. Et ce n’est pas parce que nous pourrions ne pas comprendre tous les détails de l’image et de sa formation que nous devrions remettre en question la certitude qu’il ne peut s’agir d’un faux.

                    L’enjeu est de taille ! alors, penchons-nous sur le sujet avec méthode, attention et honnêteté et avançons pas à pas.

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