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Eude morphologique

L’enlèvement du corps                           Donne accès au lexique où vous pourrez trouver quelques explications rapides sur les termes pouvant présenter une difficulté.                         Pour revenir à la page où vous étiez, cliquez sur "Prédédente" en haut à gauche de votre navigateur.

La tête
Le tronc
Les membres supérieurs
Les membres inférieurs
L'enlèvement du corps

 

L'intégrité des images sanguines

                    Il est un fait bien connu de tous : quand on s’est fait une blessure et que l’on a mis un pansement dessus, celui-ci colle à la plaie (si on n’a pas pris la précaution de mettre un corps gras…) et, quand on enlève le pansement, cela fait mal et souvent saigne un peu. Si on observe le pansement avec un peu d’attention, on peut voir encore d’autres choses : le sang et les sérosités se sont infiltrés entre les fibres de la compresse - ou du coton si on a eu l'imprudence d'en mettre -, ont formé en séchant une matière ayant une certaine cohérence. Au moment d’enlever le pansement, les taches de sang se déchirent un peu, une partie restant collée à la peau, l’autre au pansement. Par ailleurs, sur la peau, collées par le sang séché, on trouve des fibres textiles provenant du pansement. En examinant ce dernier, on voit qu’il manque certaines fibres et on voit les caillots déchirés.

                    Examinons le Suaire (qui, dans notre comparaison, tient le rôle du pansement...) pour voir les empreintes des caillots et rechercher si elles sont déchirées. Il n’en est rien et ce phénomène est particulièrement net là où les caillots sont bien distincts : au front, à la plaie du côté, au pied. Il s’agit là d’une constatation extrêmement importante et actuellement personne n’est capable d’expliquer de façon satisfaisante comment le corps contenu dans le Suaire a pu en sortir sans laisser de traces de la séparation corps-tissu.

L'aspect très net du caillot frontal est particulièrement démonstratif. Le tissu du Suaire, qui porte cette empreinte, s'est "décollé" de la plaie du front sans la moindre altération.  (1802 octets)

 

L'écart entre les traces sanguines et l'image corporelle

             Mais il y a plus curieux encore : en examinant attentivement l'image, on s'aperçoit que les taches de sang ne se trouvent pas forcément sur les images du corps ; cela est particulièrement net au niveau du visage : certaines traces de sang se trouvent dans les cheveux !

Sur ce négatif du visage, on distingue nettement les traces blanches dans les cheveux correspondant à du sang. L'emplacement de sang à cet endroit est "impossible"... sauf si le sang s'est déposé sur le Linceul à un moment où il épousait le contour de la face.        Attention, comme il s'agit d'un négatif du Suaire, le côté gauche du visage est situé à votre droite !

             Il y a une discordance entre l'emplacement des images de sang sur le Suaire et l'endroit où elles auraient logiquement dû se trouver sur le corps. Serait-ce que nous nous sommes trompés depuis le début et que le Suaire vient enfin de montrer qu'il n'est qu'un faux ?

             Récapitulons rapidement les principales constatations que nous avons faites : nous avons une image tridimensionnelle, négative, sur laquelle il n'y a aucune trace de peinture ou de dessin, portant des informations inconnues au XIV° siècle, que personne à ce jour n'est parvenu à reproduire... Non, l'hypothèse d'un faux n'est vraiment pas soutenable ! Alors quelle peut être l'explication d'un tel phénomène ?

             Admettons l'hypothèse, formulée par Paul CHAUSSEE dans son livre "Miracle et Message du Saint Suaire", que l'image s'est formée en deux temps :

  • dans un premier temps, dans l'humidité chaude du tombeau, les empreintes sanguines se sont décalquées sur le Suaire alors que celui-ci épousait la forme du corps qu'il recouvrait.

  • dans un deuxième temps, l'image du corps s'est formée alors que le linceul était à plat.

             Examinons maintenant le Suaire de près pour voir si cette hypothèse peut trouver sa confirmation : regardons deux coupes de la tête, l'une passant par le front, l'autre par les joues, selon le plan ci-dessous :

 

Vue "positive" du visage montrant les emplacements des coupes schématiques : la coupe N° 1 passe par le front, coupant les 2 branches du caillot artériel.

Le Linceul est représenté en haut sous forme d'une ligne vert-foncé épaisse (représentant sa disposition quand l'image s'est formée par projection orthogonale) et par une ligne vert clair qui montre sa disposition lorsque les traces sanguines se sont décalquées. La mise à plat du tissu après la décalque des caillots explique bien leur décalage par rapport à l'image du corps qui a été projetée orthogonalement. Coupe N° 1 (passant par le front)

 

Sur le Linceul, la distance séparant l'axe de la tête du caillot artériel (situé à droite) est de 5,86 cm pour la branche interne du caillot et de 8,24 cm pour sa branche externe. Reportons ces distances sur la ligne vert foncé, représentant le Linceul aplati, dessinée en haut de cette coupe. Reportons maintenant cette longueur sur la ligne vert clair représentant le linceul moulant le front - en suivant son contour - on obtient l'emplacement des caillots sur la tête. Il s'agit bien de l'emplacement de l'artère temporale.

L'écoulement du sang par cette artère a bien donné naissance à ce caillot dont l'empreinte s'est décalquée à sa place réelle sur le linceul lorsqu'il épousait la forme de la tête. Sur le linceul mis à plat, ces décalques se trouvent en dehors de l'image corporelle, notamment la branche externe du caillot qui se trouve projetée dans la chevelure.

Le Linceul est représenté en haut sous forme d'une ligne vert-foncé épaisse (représentant sa disposition quand l'image s'est formée par projection orthogonale) et par une ligne vert clair qui montre sa disposition lorsque les traces sanguines se sont décalquées. La mise à plat du tissu après la décalque des caillots explique bien leur décalage par rapport à l'image du corps qui a été projetée orthogonalement. Coupe N° 2 (passant sous les pommettes)

Sur cette coupe, on observe le même phénomène concernant le caillot qui se trouve déporté dans les cheveux  sur le côté droit de la tête. La même démarche nous montre que ce caillot a pris naissance sur la face, sous la pommette droite qui a été contusionnée et dont la peau a très probablement éclaté sous la violence du coup (un instrument contondant d'environ 5 cm de diamètre, disait Judica Cordiglia). Le sang s'est écoulé sous la pommette, a suivi le creux de la joue, puis la proéminence du maxillaire, a filtré dans la barbe pour se coaguler en bas des poils où il a probablement formé le petit caillot rond que nous voyons 3 cm plus bas. Ce trajet sinueux, anatomiquement justifié, est parfaitement marqué sur le Linceul.

 

             En définitive, cette anomalie apparente de position des taches de sang, qui posait problème, se révèle riche en enseignements :

  • d'abord, elle recoupe ce que nous savons de l'anatomie et répond à l'anomalie apparente de positionnement de l'artère temporale que beaucoup avaient déjà relevée.
  • ensuite, elle montre bien que dans le tombeau, les cheveux étaient tombés en arrière (comme l'exige la pesanteur !) et que la peau recouvrant la tempe était en contact direct avec le Linceul.
  • enfin recoupe une notion que nous avons déjà vue : l'image corporelle n'existe pas sous les taches de sang ; c'est donc bien que celles-ci se sont formées en premier, l'image corporelle ensuite.

 

             Regardons encore un autre détail, connu depuis toujours : il n'y a pas d'image entre les deux représentations de la tête (celle de la face antérieure et celle de la face postérieure). On a évoqué la présence d'une mentonnière (les fameux "othonia" de l'évangile de Saint Jean) permettant de garder la bouche fermée, mais c'est peu probable pour au moins deux raisons :

  • la première étant que le corps, figé dans la rigidité cadavérique dès sa mort, tous muscles contractés (y compris les masséters, pourquoi feraient-ils exception ?),  n'avait pas besoin de mentonnière pour maintenir fermée une bouche qui n'avait aucune raison de s'ouvrir.
  • la deuxième est que cette mentonnière aurait empêché la formation des traces de sang sur le Linceul, notamment au niveau des joues et des tempes (passage habituel de ce genre de linge), or nous venons précisément de voir que ces traces existaient bel et bien.

             La distance séparant sur le Linceul la base de l'occiput (sur la figure postérieure) de la racine du nez (sur la figure antérieure) est de 39-40 cm, ce qui correspond à la réalité anatomique ; quand les images sanguines se sont formées, le corps était bien dans le linceul, comme dans la représentation  de Della Rovere, le linge épousant le contour du crâne par derrière et couvrant ensuite la face antérieure du corps en suivant ses volumes.

             Puis le corps a disparu - c'est une évidence, il faut bien l'accepter : les disciples ont trouvé le tombeau vide, sans rien y comprendre d'ailleurs, et nous , nous nous trouvons devant un linge sans aucune trace de décomposition du corps, sans aucune trace de la séparation du corps et du tissu, moins de 36 heures après le décès puisque le corps garde encore la rigidité cadavérique, et nous n'y comprenons rien non plus -. Toutefois, même sans comprendre, nous pouvons constater : quand l'image du corps s'est formée, le suaire était "vide", ses deux faces antérieure et postérieure reposant à plat l'une sur l'autre (ce qui explique l'intervalle libre de 40 cm) ; tout se passe comme si l'image du corps s'est formée au moment où celui-ci se "volatilisait". Les chrétiens emploient le mot de "résurrection" pour désigner cette volatilisation.

             L'hypothèse que nous avons formulée plus haut, à savoir la formation de l'image en deux temps, satisfait aux observations que nous pouvons faire ; par contre, elle ne donne aucun renseignement sur le mode de formation de l'image, mais ceci est une autre histoire...

 

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