.

Donne accès à la page d'accueil francophone du site.

Donne accès aux informations de base sur le site, à l'historique du Suaire ainsi qu'à l'étude du tissu.

Donne accès aux images du Suaire, à leur étude macroscopique et, quand nécessaire, aux études complémentaires.

Donne les principales conclusions que l'on peut tirer de l'étude du Suaire : les éléments certains, les éléments douteux, les hypothèses.

Reconstitution de la Passion de Jésus à la lumière des Evangiles et des observations tirées de l'étude du Suaire.

Affiche la page précédant celle que vous lisez, comme si vous feuilletiez un livre à l'envers.

.Donne accès à l'étude anthropométrique de l'Homme du Suaire et aux conclusions qu'on peut en tirer concernant la position sur la croix et dans le tombeau

Donne accès aux informations générales concernant les images du Suaire : son aspect de "négatif photographique", l'étude générale des traces jaunes qui forment la silhouette du corps, l'étude des traces rosées sur le corps correspondant aux blessures et aux écoulements de sang, les autres images visibles sur le linceul (traces des piécettes, traces d'écriture...)

Donne accès à l'étude détaillée des images visibles sur le Suaire, en insistant notamment sur leur aspect anatomo-pathologique et physio-pathologique.

Donne accès à la page qui suit celle que vous lisez, comme si vous tourniez la page d'un livre.

Donne accès aux pages contenant les informations complémentaires sur le Suaire. .

Cliquez sur  FAQ pour accéder au Forum, sur  MAJ pour accéder aux nouvelles pages.

.

Donne accès à la Table des Matières du site, de laquelle vous pourrez accéder à chaque chapitre.

Donne accès au moteur de recherche interne qui vous permet de trouver un ou plusieurs mots dans le site

Négatif   photographique

Les taches jaunes                                         Donne accès au lexique où vous pourrez trouver quelques explications rapides sur les termes pouvant présenter une difficulté.                         Pour revenir à la page où vous étiez, cliquez sur "Prédédente" en haut à gauche de votre navigateur.

Taches jaunes
Taches rosées
Autres images
                    Les traces jaunes, qui représentent le corps de l’homme, sont invisibles au verso du tissu.

                    L’image qu’elles forment n’apparaît que là où le tissu était situé en regard du corps ; l'image ne concerne que les parties antérieures et postérieures du corps. Il n’existe pas d’image visible des faces latérales du bassin ni des jambes. Il n'y a pas d'image entre les deux représentations de la tête (antérieure et postérieure).

                   L'image correspond à la représentation orthogonale du corps sur le tissu à plat, comme une photographie ; on aurait pu s'attendre, en supposant par exemple que l'image se soit formée par contact entre le corps et le tissu, à ce qu'elle fût déformée par les reliefs du corps et que sa représentation plane fût plus ou moins difforme ; il n'en est rien. Ce point sera revu plus en détail dans la partie concernant l'enlèvement du corps.

                    L’image n’est délimitée par aucun trait ; un peu comme un tableau impressionniste, l’apparence de l’image vient de la juxtaposition de points colorés. D’ailleurs, plus on se rapproche de l’image, plus elle devient difficile à discerner ; il faut un certain recul pour la comprendre.

Aspect réel du Linceul de Turin ; la gauche du corps est située sur la partie gauche de l'image. L'image du corps apparaît comme un "négatif" photographique, alors que les traces de sang sont de couleur carminée, "positives". (7644 octets)

 

Sur dette macrophotographie, on distingue bien les différences de grosseur des fils, la torsion en  "Z"  des fils, la prédominance des fils de chaîne sur les fils de trame ("endroit" du tissu), l'aspect plus jaune de certaines parties de certains fils, sans qu'il soit possible de déterminer exactement où commencent et où finissent les parties colorées.   (7124 octets)

               A la loupe, la coloration jaune de l'image est due à la couleur des fils de lin dont est composé le tissu ; ces fils sont eux-mêmes composés de fibrilles ; la coloration affecte uniquement les fibrilles situées à la surface des fibres. Là où il y a croisement de fibres ou de fibrilles, la coloration n’a pas atteint les fibres ou fibrilles inférieures.

 

(dans Stevenson et Habermas)

                    A l’examen microscopique, on constate que la coloration ne touche que l’extrémité des fibrilles ; il est impossible de distinguer la moindre particule de colorant extérieur (peinture, colorant, colle, pigment ou autre). La coloration jaune est essentiellement monochrome, et l’intensité de la teinte jaune ne dépend pas d’une variation de l’intensité de la teinte de chaque fibrille mais du plus ou moins grand nombre de fibrilles colorées. Il existe une relation mathématique entre l’intensité de la coloration jaune et la distance séparant le corps du linceul : plus cette distance est courte, plus l’intensité est grande ; cette relation mathématique, dénommée tridimensionnalité, unique au monde sur une image et impossible à reproduire sur une photographie, a permis, au moyen d’un ordinateur, de reconstituer en 3 dimensions l’image du Suaire.

                    On ne trouve aucune imprégnation en profondeur de la coloration jaune (pas d’infiltration, pas de capillarité).

                    Il n’y a pas d’image sous les taches rosées ; celles-ci sont donc antérieures à la formation des taches jaunes.

                    Au voisinage immédiat des parties brûlées, l’aspect de l'image est inchangé ; il n’y a donc pas eu altération par la chaleur.

                    Les parties qui ont été arrosées pour éteindre l’incendie de 1532 ont exactement le même aspect ; l’eau, qui a entraîné les poussières et le carbone sur le pourtour de la tache, n’a pas modifié l’apparence de la coloration des fibrilles; la coloration n'est donc pas soluble dans l'eau.

                    La chimie a permis de comprendre la nature exacte de la coloration jaune : elle est due à l’oxydation et à la déshydratation de la cellulose, constituant essentiel des fibres du lin. Ce phénomène est comparable à celui de la coloration du sucre au cours de la caramélisation ; d’ailleurs la cellulose n’est qu’un sucre complexe formé d’un enchaînement de molécules de glucose. Cette oxydation-deshydratation   rend compte de la fragilité et de l'aspect corrodé des fibres colorées (on peut y voir une analogie avec un petit fil de fer rouillé : aspect corrodé et fragilité).

                    L'analyse minérale n'a permis de trouver que du fer, du calcium et du strontium. Ces trois éléments sont répartis uniformément sur toute la surface du tissu (sauf le fer qui est plus concentré à l’endroit des taches rosées) et leur concentration n’est pas plus importante dans les fibres colorées que dans les fibres incolores.

                    Quant à la présence du calcium et du strontium, ils sont extraits de l’eau pendant le rouissage (trempage des tiges de lin au cours de leur préparation en vue du filage), durant lequel on s’est aperçu que les fibres de lin agissent comme une résine échangeuse d’ions en concentrant calcium, strontium et fer présents dans l’eau.

 

Essayons de comprendre ce que nous venons de voir et d’en tirer quelques conclusions :

                    Les traces jaunes n’ont pas pénétré le tissu et ne sont strictement que superficielles ; dans l’hypothèse d’un faux, cela veut dire que la peinture qu’aurait employée le faussaire aurait été dépourvue de tout solvant ; une peinture sèche, en quelle que sorte.

                    Les traces jaunes ne correspondent pas à un pigment coloré mais à une oxydation de la fibre du lin ; la peinture qu’aurait employée le faussaire aurait non seulement été dépourvue de solvant, mais aussi de pigment ; cela ne va pas sans rappeler le "couteau sans manche dont on avait perdu la lame " cher à un de nos humoristes…

                    Les traces jaunes ne sont délimitées par aucun trait mais sont composées d’une infinité de points de la même couleur, plus ou moins rapprochés, de taille microscopique, dont l’agencement ne peut se comprendre qu’avec un recul de plusieurs dizaines de centimètres. Le faussaire supposé aurait donc déposé une peinture sans pigment ni solvant, en se servant d’un instrument microscopique de quelques microns de diamètre à son extrémité, qu’il ne pouvait voir – puisque le microscope ne sera inventé qu’à la fin du 17° siècle – pour déposer sa "couleur" sur des fibrilles de 2,5 microns qu’il ne pouvait pas voir non plus !

                    Nous devons conclure avec une certitude absolue que le Suaire n’a pas pu être fabriqué par un faussaire avant 1357, ni bien sûr après, puisqu’il est historiquement antérieur à cette date. Dès lors, toutes les théories tendant à prouver qu’il s’agit d’un faux peint avant 1357 par un faussaire génial sont nulles et non avenues et c’est perdre son temps que d’essayer de réfuter point par point chacun de leurs arguments ; le Suaire n’est pas une peinture, ni même une réalisation quelconque d’un faussaire médiéval, aussi génial eût-il pu être.

                    En ce qui concerne la tridimensionnalité de l’image, aucune photographie connue au monde ne possède cette particularité ; cela tient à ce que les photographies sont formées à partir de la lumière réfléchie par les objets. Or cette lumière vient de plusieurs directions ; des essais ont été menés avec des éclairages unidirectionnels, mais les résultats furent très décevants. Il semblerait qu’il soit nécessaire que la lumière provienne de l’objet lui-même. Quoi qu’il en soit, nous sommes dans l’impossibilité à l’heure actuelle de faire une image ayant les caractéristiques de tridimensionalité de celle du Suaire. On est fondé à se demander comment un faussaire du moyen-âge aurait pu y penser et y parvenir .

 

                    Cette constatation ne dit pas comment s’est formée l’image, mais, en dépit des moyens immenses dont nous disposons en ce début de XXI° siècle, personne n’est capable de le dire avec précision. Il existe bien quelques théories, peut-être l’une d’entre elles contient-elle tout ou partie de la vérité, mais ce ne sont que des hypothèses. Toutefois, le fait que nous ne soyons pas en mesure d’expliquer comment s’est formée l’image ne permet nullement de remettre en cause la conclusion précédente : l’image n’est pas l’objet d’un faussaire. Cela, c’est définitif. Aucune découverte ultérieure ne pourra contredire cette affirmation.

  

Affiche la page précédant celle que vous lisez, comme si vous feuilletiez un livre à l'envers.

haut.gif (1280 octets)

Donne accès à la page qui suit celle que vous lisez, comme si vous tourniez la page d'un livre.