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Taches jaunes
Taches rosées
Autres images

 

                    Les monnaies           Pour retourner au menu

               Sur le Suaire, l’image des yeux est inhabituelle : on a l’impression que les yeux sont ouverts, globuleux, décentrés en strabisme convergent; il a fallu attendre les études tridimensionnelles du STURP en 1978, complétées par le Père Filas, Jésuite mathématicien, physicien et théologien, pour qu’une étude approfondie des yeux révèle une particularité qui avait échappé jusque là : en réalité, ce ne sont pas les globes oculaires que l’on voit, mais des piécettes qui ont été posées sur les yeux du mort. En dépit des difficultés énormes dues à la petitesse des images par rapport à la dimension des fils du tissu (0, 25 mm de diamètre alors que chaque piécette mesure environ 17 mm de diamètre et que la taille des lettres est de l’ordre de 1 x 4 mm seulement), la photographie a permis de voir ces piécettes et d’identifier presque formellement celle qui est sur la paupière droite: il s’agit d’un lepton, pièce de monnaie d’usage quotidien au début de notre ère (celle que les Évangiles nomment "denier" ou "obole").

Gauche                     Droite

Aspect réel de la face ; la partie gauche du visage est située sur la gauche de l'image.
Lepton romain sur lequel on distingue clairement les lettres TIBEPIO      KAICA  et la houlette.  (5303 octets)

Autre lepton sur lequel on lit  TIBERI      CAI   ; notez que cette fois la première lettre de CAI es t un  "C"  et non un "K"  comme sur l'autre lepton. La houlette est aussi bien visible.  (3584 octets)

Agrandissement de l'image de la paupière droite. L'image obtenue a été traitée par ordinateur pour éliminer autant que possible les interférences dues au tissu.  (8324 octets)

Dans "La Vérité sur le Suaire de Turin"
Stevenson et Habermas
Dans "Jésus et son Temps"
Sélection du Reader's Digest
Dans "Le Saint Suaire est authentique"
CRC, Noël 1988

Sur cette coloration, on distingue bien les letrres Y CAI et la crosse de berger

lepton_vert_dessine.jpg (2018 octets)

               Sur la partie arrondie en haut et à gauche de la crosse, on distingue nettement les fragments des lettres composant la légende du lepton : TIBEPIOY CAICAPOC  (Tibériou Kaisaros : de Tibère César). L'image en vert de la photographie au microscope ne laisse aucun doute.

                    Lors de la découverte de l’image du lepton sur le Suaire, le texte lu sur le tissu comportait un " c "(image verte), alors que les pièces connues portaient un " k " ; ceci semblait être un empêchement majeur à l’affirmation qu’il s’agissait d’un lepton. Des recherches ultérieures ont permis de retrouver dans des collections des leptons qui portaient eux aussi cette variante  - on peut aussi noter une orientation différente des lettres par rapport à la crosse; il y avait donc eu plusieurs frappes de cette monnaie, dans le temps et/ou dans les lieux, avec des résultats différents.

                    La houlette de berger visible sur la pièce est la marque distinctive des pièces battues sous Ponce Pilate qui a été Préfet de Judée de 26 à 36. De plus, à l'envers des leptons trouvés et porteurs de CAISAROS avec un "C", la date d'émission es inscrite : LIS (L pour "année", I pour "dix", S pour "six"). Cette date est donc la 16° année du règne de Tibère, qui a commencé en 14. Ce lepton a donc été frappé en 30 de notre ère.

               En 1996, Pierluigi Baima Bollone, le Pr Balossino et les  Dr Zaca et Siracusa, ont mené des études sur l'oeil gauche où apparait aussi une autre forme ronde, de même diamètre, située un peu plus haut. Ils ont identifié une autre monnaie portant l'inscription TIBERIOU KAISAROS, ainsi que, sur la même face, l'inscription LIS datant aussi cette pièce de la 16° année du règne de Tibère, donc de l'an 30 de notre ère. Par contre, elle ne porte pas l'image de la houlette, mais celle d'une coupe.

                    Nous nous trouvons là devant un détail infime en apparence, ayant échappé à toute analyse avant 1978, nécessitant pour être perçu un appareillage ultra-sophistiqué et qui permet non seulement d’écarter une nouvelle fois l’hypothèse d’un faussaire – cela devient lassant à force de le redire ! – mais aussi de dater avec une précision méticuleuse la " fabrication " de l’image du Suaire : sous Ponce Pilate, certainement pas avant (la piécette n’existait pas encore !) et pas plus tard, car, cette pièce de très petite valeur n’ayant plus cours, personne n’avait de raison d’en conserver. Or Pilate n'a été procurateur de Judée que de 26 à 36.

 

                    Les inscriptions           Pour retourner au menu

                    De chaque côté du visage et sous le menton, il existe desbandes plus blanches, en forme de deux "U" emboîtés, sur lesquelles on  peut lire des inscriptions qui avaient été suggérées dès 1979 par P Ugolotti ; leur étude a été menée par André Marion et Anne-Laure Courage, de l'Institut d'Optique Théorique et Appliquée d'Orsay.  Après un travail très méticuleux effectué sur les appareils sophistiqués dont ils disposent, ils sont parvenus à faire ressortir ces inscriptions avec suffisamment de netteté pour qu'elles puissent être déchiffrées. Leur existence semble incontestable à l'heure actuelle, mais on ignore encore tout de leur origine : sont-elle toutes de la même époque (et laquelle ?), quel était leur but, leur signification réelle ? Il est possible d'avancer plusieurs hypothèses très probables :

  • elles sont certainement antérieures à 1357, même très antérieures, si on se réfère au style de l'écriture.
  • elles ont été tracées sur la face cachée du tissu, celle qui se trouvait au-dessus quand le suaire étant plié en deux comme s'il contenait le corps  (on les voit "à l'envers" sur la face visible).
  • il est quasiment impossible qu'elles aient été faites lorsque le corps était dans le linceul compte tenu de la régularité de l'écriture et de l'extrême irrégularité de la surface du tissu moulant le visage.
  • il est peu probable qu'elles aient été tracées avant la mise du corps dans le suaire, compte tenu de la très courte durée de la Passion (personne ne savait la veille au soir que Jésus serait mort à ce moment-là). Le temps écoulé entre le décès (15 heures), l'autorisation donnée par Pilate de rendre le corps à la famille, la descente de croix, le transport au tombeau, la mise en le linceul et la fermeture du tombeau (avant 18 heures) ne permettait d'accomplir que l'essentiel.
  • le fait qu'elles soient à l'endroit du visage ne doit pas nous choquer dans la mesure où ces inscriptions ont été tracées à l'envers du tissu et qu'elles ne sont pas visibles à l'endroit - sauf au prix d'une étude extrêmement attentive -.

Emplacement et interprétation des "Fantômes d'écriture" d'après André Marion et Anne-Laure Courage

                L'étude de la face cachée du Linceul permettrait très vrisemblablement d'en savoir plus sur ces inscriptions et, peut-être de faire progresser leur compréhension et de les dater.

 

                    La boue           Pour retourner au menu

            La macrophotographie a montré sous les talons, notamment le gauche, une grande quantité de poussière agglomérée dont l'analyse a montré qu'il s'agissait d'aragonite (un carbonate de calcium) ; l'étude minéralogique faite par R Levi-Setti a montré de très grandes similitudes avec l'aragonite que l'on trouve à Jérusalem. Les mêmes traces d'aragonite ont aussi été trouvées sur les genoux et sur le nez, mais nulle part ailleurs. On peut donc conclure que l'homme du suaire a marché pieds nus, que ses genoux et son nez ont eu avec le sol un contact  suffisamment dur pour que de la poussière s'y incruste (chute en avant sans pouvoir se retenir ?)

 

                     Les pollens           Pour retourner au menu

                    Max Frei, botaniste et criminologue suisse, a prélevé des échantillons de la surface du suaire en 1973 et 1978 et a étudié les pollens des plantes ainsi recueillis. Il a identifié 58 variétés de pollens appartenant à des familles de plantes dont 17 vivent en Europe et 41 en Afrique ou en Asie. Une seule région au monde contient simultanément 38 de ces 41 espèces : les monts de Judée, entre la Méditerranée et la Mer Morte. Les travaux de Max Frei, mort en 1983, ont été repris depuis par d'autres chercheurs (Paul Maloney, Orville Dahl, Avinoam Danin, Uri Baruk...) qui ont affiné ses conclusions formellement identifié :

  • Cistus Creticus, petit arbuste ne vivant que dans la région de Jérusalem
  • Gundelia Tournefotii, arbuste épineux qui pousse entre Jérusalem et la Mer Morte. Cette espèce, à elle seule, représente 50% des pollens trouvés sur le Suaire ; il ne peut donc s'agir d'une contamination due au vent, aux pèlerins...
  • Zogophyllum dumosum : un câprier qui vit dans la région de Jérusalem, dans la vallée du Jourdain, dans le Sinaï

                  Il n'y a aucun autre endroit au monde où ces trois espèces poussent simultanément

                  La très grande abondance de pollens de Gundelia Tournefortii sur le Suaire, infiniment plus élevée que n'importe où dans l'environnement de la Palestine, a conduit Uri Baruk à penser que des fleurs de Gundelia ont été posées directement sur le Suaire ; or, la floraison de cette espèce a lieu au printemps, époque de la pâque. Baruk pense aussi que la couronne d'épines aurait pu être tressée à partir de rameaux de Gundelia.

                    Il est une constatation qui ne saute pas aux yeux au premier abord et qui, pourtant, est fondamentale : on ne trouve sur le Suaire aucune trace d’une quelconque décomposition du corps, aucun écoulement des flux cadavériques, rien qui puisse laisser soupçonner que le corps entreposé dans ce linceul ait connu le moindre début de corruption. Ce détail prendra toute son importance quand nous nous demanderons où est passé le corps qui était contenu dans le linceul.

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