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Les traces de brûlures

Les traces de l’incident inconnu mais antérieur à 1195

                    Il existe à Lier, en Belgique, dans l'église Saint Gommaire, une copie du Suaire, à l'échelle 1/3, datée de 1516,  sur laquelle on voit la représentation des traces de brûlures qui existent entre les empiècements cousus en 1534 par les Clarisses de Chambéry pour réparer les dommages causés par l'incendie de 1532. Il y a donc eu, avant 1516, un accident qui a brûlé le Suaire. Ceci serait de peu d'importance au regard des dégâts causés par l'incendie de 1532, si le Docteur Yves CARTIGNY n'avait trouvé, sur une illustration du Codex Pray, la représentation de ces traces de brûlures; leur présence atteste de l'existence du Suaire - et du premier incident par le feu  - avant 1195, date à laquelle est attribué ce Codex.

 

Sur cette vue schématique du Suaire, on a voulu mettre en évidence les axes de pliage du Linceul lorsqu'il a reçu ses premières brûlures, ainsi que l'emplacement des traces de ces brûlures. Elles figurent dans les ovales violets sur la partie antérieure et dans les ovales verts pour la partie postérieure. Elles sont à peu de choses près situées dans le prolongement des autres traces de brûlures de 1532, et presque à égale distance d'elles. Mais ce n'est qu'un hasard dû à la symétrie des pliages.   (8241 octets)

Cette vue schématique colorée montre les emplacements des brûlures dues à un accident antérieur à 1195 (taches mauves et vertes).

La partie antérieure de la silhouette est située sur le côté gauche de l'image.

(D'après Jérôme Lejeune, dans Etude topologique des Suaires de Turin, de Lier et de Pray)

                    La seule façon d'expliquer la superposition de ces traces est que le Suaire ait été plié en deux dans le sens de la longueur selon la ligne bleue (côté droit sur côté gauche, silhouette à l'extérieur), puis en deux dans le sens de la largeur selon la ligne rouge (le côté droit du Suaire à l'intérieur du pli); on trouve ainsi successivement, de bas en haut, la moitié gauche de la face antérieure, puis la moitié droite de la face antérieure, puis la moitié droite de la face postérieure, enfin la moitié gauche de la face postérieure.

 

Lors du premier incident ayant brûlé le Suaire, la partie antérieure était située dessous, le côté droit recouvert par le côté gauche. Les marques de brûlures sont en effet plus profondes et plus visibles sur la partie droite que sur la partie gauche. Les deux taches ovales violettes sont reprises et agrandies en-dessous.  (6918 octets)

Lors du premier accident ayant brûlé le Suaire, la face postérieure du corps était située au-dessus, sa partie gauche tout en surface. Comme on voit mal l'intérêt de présenter ainsi le Suaire, on peut imaginer qu'il était plié et posé sur un plan horizontal, probablement recouvert par un autre tissu pour le protéger, et que ce sont de petites braises qui l'ont atteint. Les deux taches ovales vertes sont reprises et agrandies dans les images en-dessous.   (7471 octets)

                    L'étude détaillée des traces montre nettement qu'elles sont plus nombreuses et marquées sur la face postérieure (où elles ont carrément creusé des trous) et sur le côté gauche de la silhouette. Agrandissement de la brûlure antérieure gauche, la plus faible des quatre.   (2337 octets) Agrandissement de la brûlure antérieure droite, unpeu plus marquée que la gauche, mais moins que les deux brûlures postérieures.  (2617 octets) Agrandissement de la brûlure postérieure droite, nettement plus marquée que celles de la face antérieure, mais moins creusée que la gauche.  (2580 octets) Agrandissement de la brûlure postérieure gauche, de toutes la plus marquée ; c'était donc cette moitié postérieure gauche qui était en surface lorsque le Suaire était plié le jour où il reçut probablement des braises.  (2914 octets)

les détails des brûlures dans l'ordre où elles sont sur le Suaire, ce qui correspond également à l'ordre de leur superposition.

 

Les traces de l’incendie du 4 décembre 1532

                    La topographie de ces brûlures et leur répartition symétrique ne doit rien au hasard : le Suaire était contenu dans un coffret d’argent, plié sur lui-même en 48 épaisseurs.

Explication de la façon dont était plié le Suaire lorsqu'il a connu l'incendie de 1532 ; ainsi plié soigneusement en 48 épaisseurs, il pouvait rentrer dans le reliquaire en argent qui lui servait de custode. Ces pliages successifs sont malheureusement à l'origine des faux plis qui marquent le Suaire, notamment la Face, mais juste au-dessus et juste au dessous du visage. Hasard ? Providence ? ...  (4625 octets)

Le pliage du Suaire dans son reliquaire lors de l'incendie du 4 décembre 1532 (d'après le Pr Jérôme Lejeune)

                    Si on plie le Suaire en deux une première fois dans le sens de la longueur, puis une seconde fois en deux dans le même sens, ensuite une première fois en 2 dans le sens de la largeur, puis une seconde fois en 2 dans le même sens, enfin une fois en 3 dans le sens de la longueur avec les extrémités libres au centre, on obtient une superposition exacte des traces de brûlures, celles-ci se trouvant réparties sur un bord et un angle, endroit où le linge a été particulièrement chauffé par contact avec le bord du coffret qui le contenait ; de plus, une goutte d’argent fondu a mis le feu au tissu, ce qui a nécessité de jeter de l’eau pour l’éteindre, eau dont on va retrouver la trace.

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