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| Avertissement | La flagellation |
| Historique | |
| Instruments | |
| Nombre de coups | |
| Modalités de la flagellation | |
| Examen des blessures | |
| Importance du traumatisme |
| Avertissement
Un petit mot concernant la description des supplices antiques ; quand on étudie les conditions de mise à mort des condamnés, on est frappé de stupeur devant tant de méchanceté, de cruauté et dindifférence générale devant la douleur des personnes ; à notre époque où on ne peut procéder à la moindre intervention, aussi bénigne soit-elle, sans avoir recours à une anesthésie, on a de la peine à concevoir la brutalité des temps anciens ; la description des sévices subis au cours de la crucifixion dépasse limagination et amène une sorte de révolte et décurement. Malheureusement, leur étude minutieuse et approfondie fait partie intégrante de létude du Suaire. Jai essayé den parler sans faire intervenir la sensibilité, en restant purement descriptif. Il nempêche, certains détails sont vraiment épouvantables et peuvent impressionner : on peut sauter ce chapitre, mais au risque de manquer lessentiel du contenu du Suaire. On peut aussi faire leffort de dépasser son malaise et on comprendra ce quétait une crucifixion ; les âmes pieuses y découvriront une partie des souffrances endurées par Jésus au cours de sa passion et comprendront mieux le prix quil a payé pour racheter les fautes des pécheurs.
Historique : elle était quasi-systématique avant toute crucifixion, sauf, peut-être en cas de crucifixion en série, où on ne disposait pas du temps nécessaire ; lors de la destruction de Jérusalem, en 70, on a compté parfois plus de 500 crucifixions par jour , hommes, femmes, enfants on navait pas le temps alors de fignoler le travail. |
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| Le nombre de coups de fouet :
il était strictement limité à 40 par la loi hébraïque, mais les pharisiens, pour
être certains de ne pas enfreindre la loi, nen faisaient donner que 39. Par contre,
pour les romains, il nexistait pas de limite, hormis le fait que le condamné devait
encore être capable de porter sa croix jusquau lieu du supplice. Jésus ayant été
condamné à la flagellation par Pilate (romain), le nombre de coups de fouet pouvait ne
pas être limité. Les Évangiles rapportent que Jésus ne parvenait plus à porter sa
croix et quil a fallu faire appel à laide dun passant ; cela peut
correspondre à une flagellation particulièrement sévère et, dailleurs, ceux qui
ont étudié les traces de la flagellation sur le Suaire ont relevé la marque de plus de
100 coups, ce qui, à raison de 2 lanières par fouet, indique au moins 50 coups de fouet.
Modalités de la flagellation : le condamné était attaché à une colonne ou à tout autre point situé en hauteur, les mains au-dessus de la tête ; on ne trouvait donc pas, en principe, de traces de fouet sur les bras et les avant-bras et, de fait, on ne trouve sur le Linceul aucune trace de flagellation sur la partie visible des avant-bras.
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| En admettant qu'en s'enfonçant brutalement dans la peau chaque impact comprime violemment non seulement le plan musculo-cutané situé immédiatement au-dessous mais aussi celui situé à sa périphérie sur un espace de 5 mm - ce qui me paraît un minimum - , la surface lésée pour chaque impact est de 8 cm² et le volume contusionné de 12 cm3. Pour 110 impacts, nous obtenons une surface lésée de 880 cm² et un volume contus de 1320 cm3, soit 1,3 litre. Ce volume énorme de tissus écrasés - où les cellules sont gravement endommagées, leurs membranes ouvertes, leur contenu libéré - prendra toute sa valeur quand nous étudierons les effets physio-pathologiques de la flagellation. Les images données par les traces jaunes sont tridimensionnelles, comme on la vu, mais n'ont aucun caractère directionnel. Les plaies causées par la flagellation, elles, sont directionnelles et, vues sous un angle de 45 °, on peut différencier à laide dun ordinateur, les traces provenant du fouet manié de la droite de celles provenant de lautre fouet. Cette particularité nest valable que pour les traces de la flagellation, aucune autre trace du Suaire nayant de caractère directionnel. Nous sommes encore là devant un détail échappant à toute possibilité de falsification : c'est bel et bien un corps ayant subi une sévère flagellation qui a été enfermé dans le linceul; |
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